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Emploi
20 Avril 2017

L’emploi agricole au cœur du territoire de Haute Mayenne

Les chiffres de l’emploi agricole augmentent d’année en année sur la Mayenne et pourtant l’ADEFA 53 peine de plus en plus à pourvoir toutes les offres d’emploi qui lui sont confiées. En cause, un déficit de candidats sur certaines filières ( le porc en tête) et des emplois aux conditions contraignantes (horaires, amplitude…). L’année dernière, l’ADEFA 53 a tiré la sonnette d’alarme ! Attention, si rien n’est fait pour s’assurer d’avoir des candidats de qualité, formés, compétents et motivés, de plus en plus d’agriculteurs feront le choix d’abandonner l’élevage au profit d’activités moins consommatrices de main d’œuvre, comme les céréales. Or, l’élevage entretient une dynamique aussi bien en matière d’emploi qu’en matière de territoire. Il est fondamental de le maintenir.

C’est dans cette optique que l’ADEFA 53 et son Président Paul Maussion, ont décidé de mettre en place un projet, le projet « Adéquation Offres et Demandes en emploi agricole » pour mieux articuler toutes les initiatives emploi territoriales qui existent au service de cette problématique. Le territoire de Haute Mayenne a été choisi pour expérimenter ce projet car l’élevage y est particulièrement bien représenté. De plus, des initiatives emploi existent déjà, notamment dans la communauté de communes du bocage mayennais qui assume une mission emploi.

Le projet est un projet de longue haleine et va mobiliser l’ADEFA 53 et ses partenaires au moins jusqu’à la fin de l’année. Pour mieux mobiliser, il a été découpé en plusieurs phases ; la première intitulée : « caractérisation des besoins en main d’œuvre » vise à faire remonter du terrain, en direct des agriculteurs, les besoins et attentes de ces derniers en matière d’emploi. De cette première étape, 60 projets de recrutement ont émergé et 25 recrutements potentiels de plus. 85 recrutements potentiels en agriculture sur le territoire de haute mayenne avec des échéances qui oscillent entre l’immédiat et à 3 ans. Ce potentiel est d’autant plus intéressant qu’il se caractérise par des emplois pérennes à 75% en CDI. Des chiffres encourageants mais qui ont aussi révélé l’appréhension des employeurs (a fortiori primo-employeur) à embaucher. Un vrai besoin d’accompagnement a été décelé au cours des entretiens physiques auquel le projet devra trouver une réponse car une expérience réussie d’emploi reste probablement la meilleure carte de visite pour l’agriculture. L’étape suivante consiste en la caractérisation du vivier de candidats. Pour cela, le comité de pilotage du projet qui s’est réuni hier, a choisi de mettre en place un plan contact sur pied. L’objectif n’est pas de réinventer la boucle mais bien de valoriser les initiatives qui existent pour les articuler au mieux au profit de l’emploi agricole. 

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